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Présidentielle: le RSA “réponse des lâches”, Castaner provoque un tollé

ByAfricasPort

Mar 21, 2022

POLITIQUE – Voilà qui ne devrait pas calmer les critiques visant “l’arrogance” du camp macroniste. Ce lundi 21 mars sur BFMTV, Christophe Castaner a été interrogé sur la mesure présentée par le candidat Emmanuel Macron, souhaitant conditionner le versement du RSA à l’accomplissement de 15 à 20 heures par semaine d’une activité facilitant l’insertion professionnelle.

“Je ne considère pas que les gens qui sont au RSA ne veulent que l’allocation, je pense qu’ils veulent s’insérer et pouvoir travailler”, a déclaré le président du groupe LREM à l’Assemblée nationale, avant d’ajouter: “aider quelqu’un, l’accompagner vers l’insertion, est toujours mieux que lui donner une allocation. L’allocation, c’est la réponse des lâches”.

Une expression qui a fait bondir plusieurs responsables à gauche. “Les lâches, c’est vous Christophe Castaner! L’effet d’annonce d’un chômage en baisse cache la précarité de l’emploi que vous aggravez! Quelque 200.000 emplois non pourvus pour 6 millions d’inscrits à Pôle Emploi! L’allocation, c’est la réponse contre la pauvreté et c’est trop peu”, a répliqué dans un tweet le député insoumis Adrien Quatennens.

Même son de cloche chez Julien Bayou, secrétaire national d’EELV. “On a beaucoup cherché la définition du macronisme, on l’a désormais: mépris et déconnexion”, a également tweeté le patron du parti écolo.

Des critiques que l’on retrouve aussi du côté du député LFI Bastien Lachaud ou de la sénatrice écolo Malanie Vogel.

À noter que la sortie de Christophe Castaner n’a pas exclusivement heurté des oreilles de gauche. Charles Prats, magistrat spécialiste des fraudes sociales et orateur de la campagne de Valérie Pécresse, a également déploré le langage employé par le député LREM. “Le mépris social des partisans d’Emmanuel Macron dans toute sa violence verbale”, a-t-il commenté

Avant cette séquence, la mesure proposée par Emmanuel Macron a fait l’objet de nombreuses critiques. Pour le candidat communiste Fabien Roussel, les bénéficiaires du RSA “travailleront pour sept euros de l’heure” avec le système imaginé par le chef de l’État. Une lecture partagée par Marine Le Pen, qui a accusé Emmanuel Macron de vouloir instaurer “un mi-temps à 6 euros de l’heure”. 

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Source Présidentielle: le RSA "réponse des lâches", Castaner provoque un tollé